Photo de présentation : Members of ‘Chineke Orchestra’ – Photo: Chineke Foundation www.chineke.org

La musique classique, voici sans doute un juge de paix assez inattendu pour évoquer les femmes et la diversité. Non pas que l’on se doute qu’il s’agit d’un domaine où il y a des progrès à faire, et, au passage, on espère que les institutions prennent (ou prendront) des mesures en ce sens, mais ce n’est pas un sujet en haut des « topics » discutées sur cette question de la diversité féminine. Or mine, de rien, ce domaine, lorsque l’on s’y penche, nous apprend beaucoup. Françaises Ethniques, Le Mag s’est penché sur la question.

Des femmes dans une musique classique elle même de plus en plus diverse et internationale
En effet, il y a des femmes, et des femmes « diverses » dans le domaine de la musique classique. Que l’on songe par exemple à la compositrice finlandaise résidant à Paris  Kaija Saariaho dont les opéras ont été dirigés de mains de main de maître par Susanna Mälkki, directrice de 2006 à 2013 du prestigieux ensemble contemporain, que l’on songe à la pianiste chinoise Yuja Wang, star planétaire du piano, que l’on songe à la chef mexicaine Alondra de la Parra, illustrant cette jeune et dynamique école sud américaine. Et la liste des femmes chef d’orchestre et compositrices est désormais bien longue. Les orchestres sans musiciennes sont aujourd’hui des exceptions anachroniques, et les musiciennes trustent régulièrement des concours internationaux.

C’est que le domaine de la musique classique (celle qui se transmet grâce aux partitions et aux échanges entre musiciens et qui circule donc facilement), s’est internationalisé. Aujourd’hui, l’Asie et l’Amérique du Sud sont des phares dans ce domaine et sans surprise de nouveaux interprètes, y compris de nombreuses femmes émergent avec beaucoup de talents.

L’Afrique et les Caraïbes ne sont pas en reste avec des compositrices bien vivantes comme Errollyn Wallen, Jessie Montgomery, et, avant elles des pionnières comme Florence Price. D’ailleurs, des chanteuses comme Léontyne Price, puis Jessie Norman ou Barbara Hendricks nous avaient habitué à ces interprétations d’excellence. Aujourd’hui, on ne peut dénombrer sans en oublier les chanteuses talentueuses qui émergent aux USA, en Afrique du Sud et en Europe même et des associations très engagées comme Sphinx aux Etats-Unis, Chinecke ! en Grande Bretagne ou des initiatives comme celle de Zahia Zaiouni ou des Myrelingues series sont particulièrement militantes sur ces sujets.

(à suivre)

TS.

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