Etat des lieux de la diversité en France et leviers activables

Diversidays, Etat des lieux de la diversité en France et leviers activables

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Les startups, l’inclusion et la diversité

Etude réalisée par Diversidays, en collaboration avec PwC France et Maghreb et Occurrence

Lien vers l’étude complète

Diversidays, l’association nationale d’égalité des chances créée en 2017 qui prône le numérique comme accélérateur de diversité, révèle aujourd’hui les résultats de sa dernière étude “Les startups, l’inclusion et la diversité”, réalisée en collaboration avec PwC France et Maghreb et Occurrence. Une étude en 2 volets : un état des lieux de la perception qu’ont les actifs français des startups et un guide des meilleures pratiques en faveur d’un écosystème Tech plus inclusif.

Pour Anthony Babkine et Mounira Hamdi, co-fondateurs de Diversidays : “Les entreprises à composition fortement diversifiée sont 45% plus susceptibles d’afficher une croissance de leur part de marché par rapport à l’année précédente et 70% plus susceptibles de conquérir un nouveau marché. C’est logique : rassembler des profils différents permet de nourrir son activité de points de vue variés, faits de parcours et d’expériences divers qui se complètent. Cette étude souligne un net décalage entre la perception positive de cet écosystème et les inégalités qui existent dans les faits. Au-delà des chiffres, nous avons souhaité avec Occurrence et PwC éclairer les entreprises en recensant les meilleures pratiques de l’écosystème, pour permettre à chacune de se situer et de progresser concrètement sur le sujet.”

Start-up, actrices-clés dans le secteur de l’Inclusion et Diversité

C’est un fait : l’inclusion et la diversité sont devenues un sujet important pour les startups. Pourtant, ces actrices clés du secteur tech ne jouent pas encore véritablement le jeu de l’inclusion. Au-delà de la volonté, des actions concrètes sont nécessaires pour faire une place à chacun dans cet écosystème.

Pour Pauline Adam-Kalfon, associée responsable Inclusion et Diversité, PwC France et Maghreb : « Les startups sont les grandes entreprises de demain; comprendre leur positionnement par rapport aux enjeux d’inclusion et de diversité nous semblait donc primordial. Nous avons souhaité apporter notre expertise de conseil en partageant des bonnes pratiques et initiatives concrètes pour nourrir leur cheminement vers l’entreprise inclusive qu’elles aspirent à devenir. C’est tout le sens de notre engagement pour l’inclusion des diversités, notamment à travers nos actions en faveur de l’égalité des chances aux côtés de Diversidays».

Pour rappel : seuls 20% des actifs Français ont déjà envisagé ou effectivement postulé dans une startup. Cela, alors même que ces structures peinent souvent à recruter. Cet élitisme questionne et impose de repenser la position de ces futurs leaders à l’heure où le secteur Tech est en pleine croissance.

Pour Assaël Adary, président du cabinet Occurrence : «Derrière la bonne image en général qu’ont les Français des startups (81%), de nombreuses données de l’étude montrent qu’il faut agir, avec en point d’orgue un entre-soi de jeunes diplômés très majoritaires dans ceux qui déclarent avoir travaillé ou travailler pour une startup. Dès lors, il convient à chaque startup de s’interroger dans le cadre de sa responsabilité sociale sur sa capacité à veiller à la réalité de sa politique de diversité et d’inclusion.                            

5 recommandations pour combattre les inégalités

A l’issue de cette étude, l’association propose 5 grandes recommandations à destination de tout l’écosystème pour avancer ensemble :

  1. Porter au plus haut niveau de l’entreprise l’ambition D&I et parier sur l’intelligence collective et la dynamique de groupe ;
  2. Saisir l’opportunité du recrutement comme un moment clé pour accueillir des talents diversifiés ;
  3. Se faire accompagner grâce au support de tous les acteurs engagés et des outils adéquats (par exemple, Tech Your Place) ;
  4. Encourager les fonds d’investissement à se positionner pour imposer un changement de fonds à l’égard de ces enjeux, en l’absence de contraintes légales suffisamment incitatives ;
  5. Mettre en place des critères D&I dans le cadre des classements Next 40 et Next 120 pour intégrer ces classifications.

Un net décalage entre la perception positive de cet écosystème et les inégalités qui existent dans les faits

  • 81% des actifs français ont une opinion positive des startups, soit 8 personnes interrogées, sur 10.
  • Pourtant, cet écosystème reproduit des inégalités. Les salariés français ne sont que 20% à avoir postulé ou envisagé de travailler dans une startup. Quand on leur demande les critères susceptibles de restreindre le recrutement au sein de ces entreprises, les salariés évoquent le niveau de diplôme (pour 50% d’entre eux), l’âge (48%), l’origine géographique (16%), l’origine sociale (15%), l’origine ethnique (14%) et enfin le genre (14%).
  • Pour celles et ceux qui envisagent de postuler, le risque perçu d’être confronté à une situation de discrimination est grand : les salariés des startups sont 39% à déclarer en avoir été victime, et 40% à en avoir été le témoin.
  • Comme les grandes entreprises, les startups interrogées perçoivent l’inclusion et la diversité comme un sujet important, vecteur de rétention des talents, de croissance et de performance. Pourtant, la proactivité des startups sur ces enjeux est encore très hétérogène. Certaines startups commencent à adopter de bonnes pratiques, mais toutes les startups n’en ont pas encore fait une priorité stratégique déclinée en actions concrètes.

“Il est urgent de mettre en place une politique inclusion et diversité objective, incarnée non seulement au plus haut niveau de l’entreprise mais aussi par chacun des collaborateurs, en appui sur les bons outils. Ceux qui permettent de mesurer, de recruter différemment, d’échanger entre pairs et d’améliorer toujours plus le parcours collaborateur afin qu’il ne privilégie plus un seul type de profil mais embrasse les spécificités de chacun pour inclure et favoriser les meilleures conditions de travail. Cette étude le montre, il y a dans cet écosystème l’envie d’agir et de nombreuses actions allant dans le bon sens. 6 startups sur 10 appliquent aujourd’hui une politique diversité et inclusion. Mais qu’en est-il des 4 restantes ?”  précise Anthony Babkine.

Bientôt l’interview de la co-fondatrice de Diversidays, Mounira Hamdi, cofondatrice et Présidente bénévole de Diversidays.

Mounira Hamdi s’est très vite passionnée pour les opportunités du digital après avoir occupé plusieurs postes relatifs à la gestion de projets digitaux, elle développe en 2012, MMS factory, son propre cabinet de conseil spécialisé en e-réputation, digital marketing et événementiel basé à Paris et à Tunis. Auteure de deux ouvrages sur les enjeux digitaux, elle cofonde en 2017 avec Anthony Babkine, Diversidays.

Sa vocation : faire du numérique l’ascenseur social du 21ème siècle et permettre à tous de profiter des opportunités qu’il offre en accompagnant les talents de la diversité vers les métiers et l’entrepreneuriat Tech et numérique.

Prochainement sur www.francaises-ethniques.com

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Journaliste depuis plus de 15 ans, ayant exercé pour différents magazines dont Amina ou encore Respect Mag, l'arrivée de son petit garçon dans sa vie l'a poussée à porter un nouveau regard sur le monde, à se poser encore plus de questions. Après des heures de réflexion, il est apparu évident pour Jessica, qu'elle se devait de porter haut et fort le regard de la femme qu'elle est, française, multiple et ethnique, mais aussi et surtout celui de toutes les femmes françaises. Ainsi est né Françaises Ethniques, le magazine.