Dans le cadre de l’exposition sur la génération 40 au CHRD de Lyon, focus sur le témoignage exceptionnelle d’Hélène Berr, sous le régime de Vichy. Issue d’une famille juive d’origine alsacienne, Hélène Berr est une jeune parisienne, brillante étudiante à la Sorbonne. Empêchée de passer l’agrégation d’anglais du fait des lois antisémites de Vichy, elle devient assistante sociale bénévole à l’Union générale des israélites de France.

À partir d’avril 1942, âgée de 21 ans, elle tient son journal au jour le jour. Ce texte, d’une qualité littéraire exceptionnelle, mêle l’expérience
de l’insoutenable et le monde rêvé des lettres, alternant entre l’espoir et le désespoir. Arrêtée le 8 mars 1944, elle est déportée à Auschwitz
avec ses parents. Elle survit presque jusqu’au bout à l’épreuve, succombant d’épuisement à Bergen-Belsen, cinq jours avant la libération du camp.

Extraits de son carnet. « C’est le premier jour où je me sente réellement en vacances. Il fait un temps radieux, très frais après l’orage d’hier. Les oiseaux pépient, un matin comme celui de Paul Valéry. Le premier jour aussi où je vais porter l’étoile jaune. Ce sont les deux aspects de la vie actuelle : la fraîcheur, la beauté, la jeunesse de la vie, incarnée par cette matinée limpide ; la barbarie, et le mal, représentés par cette étoile jaune. […] Mon Dieu, je ne croyais pas que ce serait si dur…»

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